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Mozart, Allard, Markevitch, Lamoureux

Mozart, Allard, Markevitch, Lamoureux

Réédition dans le cadre de l'intégrale Markevitch

Eloquence nous propose deux superbes coffrets qui reprennent les legs essentiels du grand Igor Markevitch tant pour DGG que Philips. En 47 Cd, on parcourt ainsi une œuvre unique enregistrée à travers le monde de 1953 à 1969 avec ses fidèles phalanges :  l’Orchestre des Concerts Lamoureux dont il fut chef principal de 1957 à 1961 et l’Orchestre de la radio-télévision espagnole RTVE dont il fut le fondateur en 1965 et la figure tutélaire jusqu’à la fin de sa vie.  On suit aussi le chef avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin,  avec le Concertgebouw d’Amsterdam, avec les grandes phalanges londoniennes mais aussi, de l’autre côté du Rideau de fer, avec l’Orchestre Philharmonique tchèque ou le Philharmonique de Moscou et celui d’Etat de Russie, sans oublier quelques gravures par delà l'Atlantique avec le Symphony of the Air étasunien. Ce coffret est d’autant bienvenu que la diffusion de ces disques a toujours été assez aléatoire, surtout pour tout ce qui est issu des fonds Philips, souvent repris par des piqueurs pas franchement scrupuleux ! 

 

Comme accompagnateur, le chef sert magnifiquement la grande Clara Haskil dans les Concertos n°20 et n°24 de Mozart, le Concerto n°3 de Beethoven et le Concerto n°2 de Chopin : de grandes références qui traversent les époques avec le maturation d’un millésime de prestige. Le chef est un peu moins à son affaire dans un Concerto à la mémoire d’un Angede Berg plutôt bigarré en compagnie du grand Arthur Grumiaux enregistré à Amsterdam. Accompagnateur choral, il livre des interprétations engagées et dramatiques de la Rhapsodie pour alto de Brahms (avec la grande Irina Arkhipova au timbre unique) et de Psalmus Hungaricus de Zoltán Kodály (avec le ténor Robert Ilosfalvy)  au pupitre des formes chorales et symphoniques d’Etat de Russie ; là encore, c’est peu idiomatique, mais tellement vivant et intense qu'on se plaît à écouter à l’envi ces enregistrements. Du côté des chemins de traverses, on se régale des timbres des instrumentistes français dans un Concerto pour basson de Mozart (avec Maurice Allard au basson) et une Symphonique concertante de Haydn avec Georges Alès au violon, André Rémond au violoncelle, Emile Mayousse au hautbois, et  Raymond Droulez au basson) avec les Lamoureux.